Comment motiver nos élèves ?

 

Déjà une réponse dans le socle commun (rubrique Evaluation, sous-rubrique Compétences

socle) quand on associe 3 compétences.

Compétence n°1

Rédiger un texte bref, cohérent et ponctué, en réponse à une question ou à partir de consignes données.

Utiliser ses capacités de raisonnement, ses connaissances sur la langue.

Participer à un débat, à un échange verbal.

Compétence n° 3

Pratiquer une démarche scientifique ..., résoudre des problèmes.

Compétence n° 5

Lire et employer différents langages : textes, graphiques, cartes, images, musique.

Être capable de porter un regard critique sur un fait, un document, une oeuvre.

 

Un élève-acteur au centre des apprentissages

"Pour rapprocher la logique d'élaboration des savoirs de la logique d'appropriation, on peut mettre l'élève en situation de se poser des questions, ne serait-ce que le simple : Qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Comment ? Pourquoi ?; puis on peut raffiner d'avantage ce questionnement primaire en fonction de l'âge des élèves ; ensuite, ils peuvent émettre des hypothèses de réponses.

Même si l'on sait bien qu'ils ne vont pas poser des problèmes historiques très pertinents ni réinventer des siècles d'acquis, il s'agit simplement de leur montrer (par une situation qui peut paraître factice) que les questions et les hypothèses de réponses sont à la base de la construction de l'histoire, et que celle-ci ne surgit pas de la simple confrontation extérieure des sources"

Jacqueline LE PELLEC, Violette MARCOS-ALVAREZ

Enseigner l'histoire, un métier qui s'apprend,

CRDP Toulouse-Hachette, Collection Ressources-Formation, 1991, 125p

 

Définition d'une stratégie pédagogique

"Au-delà de son aspect fonctionnel, la problématique a la vertu heuristique de montrer aux élèves que les questions et les hypothèses de réponse sont à la base du discours historique et géographique, que le savoir ne surgit pas "tout armé" de la confrontation passive de documents, et qu'à leur niveau, pour leur propre usage et leur formation citoyenne, il est essentiel qu'ils s'approprient les interrrogations que les historiens ou les géographes posent aux sociétés du passé et du présent, et qu'ils comprennent dans ses grandes lignes la démarche mise en oeuvre pour y répondre"

Jean MARECHAL, la leçon d'histoire-géographie, CRDP de Bourgogne, 1995, 47p

 

Les situations-problèmes en histoire

"Le savoir ... sera plus sûrement reçu et compris par les élèves s'ils le perçoivent comme une réponse à un problème auquel ils se sont affrontés.

Ce qui est essentiel dans la situation-problème, c'est qu'elle constituent une structure d'étonnement ou de questionnement. Il s'agit comme le dit excellement Philippe Meirieu de "créer l'énigme".

Pour résoudre l'énigme, ils (les élèves) ne le feront pas par une simple réflexion, mais devront faire appel à des informations qu'ils pourront se procurer à partir d'une documentation ou bien en consultant le professeur. Ils devront déterminer par eux-mêmes le type d'information qui leur manque..."

Bernard REY, Michel STASZEWSKI, Enseigner l'histoire aux adolescents, Bruxelles, De Boeck, 2010, 290p.

Qu'est-ce que l'enseignement indirect ?

"L'enseignement indirect promeut l'activité de l'élève et utilise des méthodes comme l'enquête et la résolution de problèmes.

L'enseignement indirect amène les élèves à observer, à faire des recherches, à tirer des conclusions à partir de données et de formuler des hypothèses à vérifier.

Cette stratégie tire parti de la curiosité des élèves, en les confrontant à des problèmes à résoudre...

L'enseignement indirect favorise la créativité et le développement de compétences dans le domaine des relations interpersonnelles.

Le rôle de l'enseignant est de faciliter, de soutenir et de conseiller.

Luc PEETERS, Méthodes pour enseigner et apprendre en groupe,

Bruxelles, De Boeck, 2009, 172p.